Reclassement
collectif
L’accompagnement de transition professionnelle, dans sa dimension collective, s’inscrit dans des contextes économiques et règlementaires spécifiques.
Humanae déploie une organisation flexible et ajustée à chaque projet, pour répondre aux différents enjeux d’accompagnements collectifs (Plan de sauvegarde de l’Emploi, Rupture Conventionnelle Collective, Plan de Départ Volontaire, Congé de Mobilité Externe).
Les expertises croisées Humanae permettent aux personnes accompagnées de bénéficier des expertises issues des différentes pratiques du cabinet : accompagnement professionnel, coaching, conseil RH et recrutement.

Le reclassement collectif Humanae
Des expertises
croisées
Le principe d’intervention d’Humanae est, tant dans la mise en œuvre du dispositif d’accompagnement que dans son déroulé, de faire en sorte que les personnes accompagnées puissent bénéficier des différentes expertises Humanae : accompagnement de transition professionnel et coaching, conseil RH et recrutement.
Avec le support d’une équipe de consultant.e.s constituée en fonction de chaque projet, nous proposons des dispositifs tenant compte des enjeux d’organisation et de réglementations, dans une démarche de conseil individualisé et dans une dynamique de partenariat, avec les personnes et les organisations.
Notre méthodologie
Le montage
du dispositif
Les projets de mobilité collective Humanae sont organisés autour d’une double compétence RH et accompagnements de transition professionnelle.
Un directeur de projet expert RH intervient en collaboration étroite avec les différentes parties concernées tout au long du dispositif.
Ses principales missions, selon les besoins, sont de :
- Elaborer en amont, avec l’équipe de direction, l’ensemble du dispositif d’accompagnement, le plan de communication interne et le calendrier du projet,
- Apporter un appui méthodologique et opérationnel à la conduite du projet en interne,
- Adapter les dispositifs d’accompagnement mis en œuvre en fonction des besoins réels constatés durant l’avancée du projet,
- Anticiper les risques et points de blocage, et trouver des solutions opérationnelles au regard des difficultés rencontrées,
- Participer aux points de reporting et de suivi, et assurer la bonne visibilité de l’équipe de direction et des parties-prenantes sur l’avancement opérationnel du projet.
La mise-en-œuvre
du dispositif
Un responsable de projet opérationnel, expert en accompagnement professionnel, assure le rôle de pilotage du dispositif d’accompagnement des salariés.
Ses missions consistent à :
- Coordonner et animer les équipes mobilisées sur le projet :
- des Consultant·e·s spécialisé·e·s en accompagnement de transition professionnelle,
- des Partenaires aux expertises spécifiques, intervenant sur différentes thématiques et projets (accompagnement à la création d’entreprises, expertise retraite…)
- Garantir le suivi, la coordination et les ajustements en temps réel des différentes situations, d’accompagnement, en fonction de besoins identifiés pour un accompagnement sur mesure des personnes.
- Préparer et participer aux différentes instances de suivi et de pilotage pour présenter les actions engagées et les résultats obtenus.
Nos
engagements
Cette organisation vise à garantir une disponibilité optimale et une dimension de conseil et de partenariat dans les différentes phases de déroulement des projets, pour l’ensemble des parties concernées.
Notre philosophie d’accompagnement :
- pour l’entreprise : être un partenaire de proximité, dans une posture de conseil, de disponibilité et de personnalisation des échanges, et ce durant toute la durée du dispositif.
- pour les personnes : proposer un accompagnement résolument personnalisé et un soutien dans le repositionnement professionnel. Au-delà de notre objectif de resécuriser le parcours professionnel, notre volonté est également de permettre à chacun.e, au travers d’une expérience de changement vécu, de pouvoir (re)devenir acteur.trice de son parcours, de ses choix et de son projet.
Au-delà de l’objectif de sécuriser le rebond professionnel, la volonté portée est de permettre à chacun.e de (re)devenir, acteur.trice et décisionnaire de son parcours, de son projet et de sa vie professionnelle.

FAQ
LE RECLASSEMENT
EN QUESTIONS !
Le reclassement collectif désigne l’ensemble des mesures mises en place et financées par l’employeur, pour aider des salarié.e.s touché.e.s par un licenciement économique ou une restructuration, à retrouver une solution professionnelle (emploi, création d’entreprise, formation, reconversion).
Parmi les mesures d’accompagnement, l’intervention d’un cabinet d’outplacement et/ou de reclassement est obligatoire. Celui-ci déploie un dispositif d’accompagnement visant à faciliter la transition professionnelle de chaque personne concernée et la mise en place d’un nouveau projet professionnel.
Le reclassement est généralement mis en place lors de licenciements économiques touchant plusieurs personnes, de PSE, de ruptures conventionnelles collectives ou de plans de départs volontaires
A/ Le Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE)
Le PSE est un dispositif obligatoire dans les entreprises d’au moins 50 salariés qui envisagent de licencier au moins 10 salariés pour motif économique sur une période de 30 jours. Il s’agit d’un ensemble de mesures destinées à éviter ou limiter les licenciements économiques.
Le PSE prévoit notamment :
- Des actions de reclassement interne sur des emplois équivalents ou, avec accord du salarié, sur des emplois de catégorie inférieure
- Des mesures de reclassement externe via la mise en œuvre du congé de reclassement comprenant différentes mesures pour les salariée.s. concerné.e.s (budgets de formation, accompagnement professionnel par un cabinet spécialisé…)
Le PSE est négocié collectivement et encadre strictement la procédure de licenciement économique. Sa mise en œuvre nécessite une consultation des représentants du personnel et une validation par la Direction régionale de l’Economie, de l’Emploi, du Travail et des Solidarités (DREETS).
B/ Le Plan de départ volontaire (PDV)
Un PDV est un dispositif mis en place par une entreprise pour réduire ses effectifs sur la base du volontariat des salariés, sans recourir à des licenciements contraints pour motif économique. Il s’agit d’une rupture amiable du contrat de travail, négociée collectivement, qui vise à éviter ou limiter les licenciements économiques classiques.
Le PDV peut être intégré dans un Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) ou mis en œuvre de façon autonome. Dans le premier cas, il précède souvent un licenciement économique et fait partie de la procédure globale de réduction d’effectifs. Dans le second, aucun licenciement n’est prévu et le départ repose uniquement sur la volonté des salariés.
C/ Le Congé de mobilité externe (CME)
Le CME est un dispositif prévu par le Code du travail français qui permet à un salarié dont le poste est menacé (souvent dans le cadre d’une restructuration ou d’un accord collectif) de bénéficier d’une période dédiée à la réalisation d’un projet professionnel de reconversion ou de repositionnement.
Il est mis en place dans le cadre d’un accord collectif, généralement dans les entreprises de plus de 300 salariés.
Ce dispositif vise à permettre aux salarié.e.s de mettre en œuvre un nouveau projet, soit au sein de l’entreprise (reclassement interne) soit hors de l’entreprise (reclassement externe), avec le support d’un cabinet spécialisé.
D/ La rupture conventionnelle collective (RCC)
La RCC est un dispositif permettant à une entreprise de rompre, d’un commun accord, plusieurs contrats de travail de salariés en CDI, sans recourir au licenciement ni à la démission, et ce généralement dans le cadre d’une réorganisation ou d’une adaptation des effectifs.
Contrairement au licenciement économique, la RCC peut être mise en place même sans difficultés économiques, par exemple pour renouveler les compétences ou réorienter l’activité de l’entreprise.
Ce dispositif prévoit des mesures pour faciliter la reconversion ou le reclassement des salariés.
E/ Le licenciement économique collectif
Un licenciement économique collectif correspond à la rupture du contrat de travail de plusieurs salariés (au moins deux) pour des motifs économiques sur une période de 30 jours ; les raisons sont liées à des difficultés économiques, des mutations technologiques, une réorganisation de l’entreprise pour sauvegarder sa compétitivité, ou la cessation d’activité de l’entreprise.
F/ Le contrat de Sécurisation Professionnelle (CSP)
Le CSP est un dispositif d’accompagnement renforcé destiné aux salariés dont le licenciement économique est envisagé, dans les entreprises de moins de 1 000 salariés ou en redressement/liquidation judiciaire.
Il a pour objectif de faciliter un retour rapide et durable à l’emploi grâce à un accompagnement personnalisé, incluant bilans professionnel, formations, périodes d’immersion en entreprise, et aide à la reconversion ou à la création d’entreprise. Le CSP dure généralement 12 mois, avec possibilité de prolongation sous certaines conditions.
L’employeur doit proposer le CSP au salarié concerné lors de la procédure de licenciement économique. Le salarié dispose d’un délai de réflexion de 21 jours pour accepter ou refuser. En cas d’acceptation, le contrat de travail est rompu d’un commun accord à l’issue de ce délai, sans préavis.
Un conseiller référent de France Travail suit le salarié tout au long du parcours, avec des entretiens réguliers pour ajuster le projet professionnel.
Le congé de reclassement est un dispositif d’accompagnement professionnel proposé aux salarié.e.s dont le licenciement pour motif économique est envisagé, dans les entreprises d’au moins 1 000 salariés. Il vise à faciliter leur retour à l’emploi, via notamment l’accompagnement d’un cabinet spécialisé en outplacement et/ou reclassement.
Il dure généralement entre 4 et 12 mois, pouvant être portée jusqu’à 24 mois selon le contenu des accords signés. Durant cette période, qui comporte un ensemble de mesures, le salarié perçoit son salaire habituel ; au‑delà, il reçoit une allocation financée par l’employeur (souvent autour de 65% du salaire brut moyen des 12 derniers mois), avec un régime social spécifique.
Pendant ce congé, le contrat de travail est suspendu, mais le salarié reste lié à l’employeur jusqu’à la fin du congé, la rupture du contrat intervenant au terme de celui‑ci.
Le rôle d’un cabinet d’outplacement/de reclassement, qui s’inscrit dans un cadre règlementaire précis, est d’accompagner :
- Les salarié.e.s dans la mise en œuvre d’un nouveau projet professionnel, en fonction du dispositif collectif concerné (PSE, CME, RCC…), en s’appuyant sur son expertise de l’accompagnement de transition professionnelle et en respectant le cadre des mesures prévues (budgets de formation, aides à la mobilité géographique…).
- L’entreprise, en s’assurant du suivi et de la bonne transmission des informations concernant les accompagnements effectués, les problématiques rencontrées… La relation avec le cabinet est notamment cadrée par des réunions régulières appelées « commissions de suivi » et regroupant cabinet, service ressources humaines, représentant.e.s du personnel.
Le rôle du cabinet est donc multiple, avec des dimensions de soutien et conseil, pour l’ensemble des partie concernées.
Un cabinet spécialisé accompagne les personnes dans la mise en œuvre de leur futur projet professionnel. Ce projet peut prendre différentes formes :
- Projet emploi : le cabinet accompagne la personne dans la mise en œuvre de sa recherche d’emploi, en déployant l’ensemble des méthodes facilitant l’obtention d’une nouvelle fonction, alignée avec le projet de vie, et ce dans les meilleurs délais.
- Projet formation : une fois le projet défini, le cabinet accompagne la personne dans le choix de la formation la plus pertinente, lui permettant soit d’acquérir de nouvelles compétences dans le cadre d’un développement de ses compétences, ou facilitant une reconversion professionnelle.
- Création d’entreprise : pour ce type de projet, le cabinet déploie un accompagnement sur mesure permettant à la personne soit d’acquérir des compétences techniques, soit d’appréhender et de mettre en œuvre son projet avec précision.
- Reconversion : ce type de projet, qui consiste à changer de métier ou de façon d’exercer, peut se réaliser avec ou sans formation. Le rôle du cabinet sera d’accompagner les réflexions, la décision puis la mise en œuvre.
Un bilan de compétences peut être également réalisé, en fonction des questionnements de la personne accompagnée.